Matières Poétiques

Matières Poétiques


1- Oh Amour

Passion folle
Drogue idole
Pourquoi fais-tu si mal ?
Comment es-tu normal ?

J'ai envie d'employer de grands mots
Mais je n'en connais point les sens
Alors pourquoi tant de nuances
Pour exprimer notre simple transe ?

Je voudrais tant te dire, tant te décrire.
Mais cela ne sert à rien que d'ainsi penser,
Cela n'entraîne que la haine tandis que je veux t'aimer.
Toute cette absurdité pour te dire qu'il faut en finir.

Je n'ai plus d'arme,
Seul ces chaudes larmes me rappellent ta beauté
Et ton simple charme
Parviendra rapidement à m'enivrer.

Il faut en finir,
Cesser ces absurdités,
Simplement pour te dire
Que je rêve de t’Aimer !


2- Enfant

Enfant,
Joue dans ces champs
Car lorsque tu seras grand
Tu n'en auras plus le temps.

Enfant,
Regarde la nature
Car lorsque tu seras mûr
Tu n'y penseras plus.

Enfant,
Regarde les jouer
Ces animaux bébés
Que j'ai déjà oublié.

Enfant,
Ecoute le vent
Sent ces parfums
Semés sur ton chemin.

Enfant,
Sache en profiter
Car ces bonheurs passés
La ville nous les a volés.


3- Dessin

Douce esquisse
De la main qui glisse,
Si je le savais
Je te dessinerais.

Tes courbes subtiles
Seraient faciles
A recopier
Si je le pouvais.

Et sur cette toile
Tu deviendrais étoile
Lorsque j'aurai rejoint
Entre eux ces points.

Petits points tranquilles
De peinture à l'huile
Que j'avais parsemés
Sans en avoir oublié.

Ton visage apparaîtrait
Ma fraîche désirée.
Alors on ne pourrait plus
Oublier ta venue.

Mais je ne peux pas,
Je suis désolé mon chat,
Car je ne sais pas dessiner
Des esquisses sur un papier.


4- Cigarette

Ne touche pas à cette cigarette
Qui bientôt te prendra la tête,
Car tu ne sauras plus t'en passer,
Car tu voudras encore fumer.

Refuse-la à ton copain,
Elle qui est un venin,
Car sa fumée respirée
T'enlèvera la santé.

Avec elle il ne faut pas rigoler.
Regarde simplement autour de toi,
Alors tu comprendras
Qu'il ne faut pas fumer.


5- Homme

Impardonnable Homme !
Tes faiblesses te perdront, en somme,
Car pour maintes passions tu t'attables,
Au lieu d'être serviable.

Tu fais la guerre
Et désires être bon
Tandis que d'un sourire amer
Tu déclares maints affronts.

Tu t'es rabaissé
En dessous du seuil des animaux
Du fait de ta façon de penser
Et tu fais le beau.

Tu as développé ton intellect
A l'encontre de notre mère nature.
Tu es fier d'être infect
Et va droit dans le mur.

Ta faiblesse d'esprit va causer ta perte
Si finalement tu ne cesses de tout bousiller.
Il est temps, avant que le glas ne sonne l'alerte,
Si d'un soudain élan tu veux te purifier.


6- Passé

Je ne cesse de penser
A tout ce qui s'est passé
Et je revoie les absurdités
Que jadis j'effectuais.

Mais cela est terminé
Car ce n'est que le passé.
Il faut tout effacer
Et ne plus y songer.

Cependant, il faut y penser
Pour ne plus se tromper
Et enfin pouvoir juger
Ce qui n'est que vérité.

Qu'il est bien de pouvoir juger,
Ce que nous avons mal fait
Et de pouvoir en tirer,
Ce qu'il faudrait effectuer,

Si ces événements passés
Simplement recommençaient
Et ainsi pouvoir terminer
Ce qui fut mal commencé.


7- Haine et Amour

Pourquoi tant de haine,
Tant de dilemmes ?
Les hommes ne peuvent-ils s'aimer,
Plutôt que de s'entretuer ?

L'Amour est la seule joie de vivre,
La seule raison d'être des terriens.
Mais cela entraîne des gens ivres
Et même de nombreux ont faim.

Pourquoi ne pas s'unir ?
Nullement besoin de se fléchir,
Il faudrait simplement penser,
Semer le bien et le récolter.

L'Amour omniprésent dans notre esprit,
Pour un enfant, un peuple, une patrie.
Il faudrait simplement donner
Et enfin pouvoir contempler.

Pourquoi les poètes en parlent,
Veulent égayer ceux qui chialent,
Si ce n'est pour montrer
Qu'il suffirait d'Aimer.


8- Le sourire

Il n'y a que le sourire qui vaille,
Il fait fondre les cottes de mailles.
Il est la liberté absolue,
La personne qui le donne se met à nu.

Il a le pouvoir de stopper le temps,
Il est LE langage universel.
Il remplit de bonne humeur les gens,
Il peut aller jusqu'à donner des ailes.

Il ne connaît pas de limite d'âge,
Il allège le poids des surmenages.
Il enrichit celui qui le donne,
Quand on l'a reçu, la joie est bonne.

Il brûle les barrières humaines,
Il réchauffe les cœurs de façon soudaine.
Il dégage de puissantes vibrations,
Il peut être l'ouverture vers la passion.

Il est vierge de mauvaise pensée,
Il relie deux êtres, les fait briller.
Il est le regard de l'âme, c'est le mieux,
Il est un véritable « don des cieux » !


9- Petit Prince

Toi qui passe dans la rue,
Qui es-tu petit Prince inconnu ?
Tu es heureux d'être là.
Heureux, enfin, je crois.

Je te regarde tranquille
Car tu es si gai
Et je reste immobile
De peur de te gêner.

Tu es chaudement vêtu,
Dans ce froid hiver,
Et tu connais déjà la vertu
Sans en avoir l'air.

Comme tu es heureux,
Tous ces gens envieux,
En croisant ton regard pieux,
Se sentent alors bien mieux.

Ce regard si heureux
Est tellement chaleureux
Que lorsque je t'observe marcher,
Je devine ce que tu as trouvé.

Cela me fait tant plaisir,
De te songer venir
Et d'enfin pouvoir écrire,
Ce que nous pourrions nous dire.

Cependant, petit Prince inconnu
Tu as tellement vécu
Que tu pourrais être déçu
De m'avoir aperçu.

Alors vas donc petit Prince,
Continue ton chemin,
Mais dis-toi bien
Que je connais ta province.


10- Petit garçon

Que tu es triste petit garçon.
Où est ta ville, ta maison ?
Dis-moi ton prénom.

Alors je t'écrirai une chanson
Et pour tes parents ce sera si bon
Qu'ainsi tu leurs demande pardon.


11- Larmes

Chaudes sont ces larmes qui perlent,
Sur tes rondes joues elles déferlent,
Comme ce ruisseau dans la montagne
Qui de sa source lentement s'éloigne.

Elles proviennent d'un cœur pur
Qui, devenu trop pressé,
A finit par faire déferler
Ton chagrin bloqué par ce mur.

Cela te fait du bien
D'enfin pouvoir décompresser
Et de te regarder chialer,
Dans ce miroir sans teint.

Maintenant tu réussis à parler,
Pour m'expliquer ces sanglots
Qui viennent de couler à flot,
Car ta gorge s'est dénouée.

Tu lui as tant donné
Que dans cette sinistre nuit,
Où il est loin parti,
Tu continuais à l'aimer.

Mais il n'a rien compris,
Sans remord il s'est enfui,
Dans cette vaste forêt,
Chercher sa désirée.

Il n'était pas fait pour toi
Puisqu'il est parti là-bas
Et que sans émoi
Il ne t'écrit pas.

Sèche donc ces chaudes larmes
Car il n'en vaut pas la peine,
Même si malgré toi tu l'aimes.
Il ne mérite pas ton charme.


12- Muses juvéniles

Où sont donc passées ?
Ces muses juvéniles,
Qui d'une façon subtile,
Se sont évadées.

Je les recherche en vain,
Dans une ville, dans un train,
Dans un bain en étain,
En rongeant ce pauvre pain.

Tel la solitude
Qui sans prélude
Me grappille mes pensées
Et me force à chercher.

Je ne sais qu'écrire,
Que dire, que réfléchir,
Pour exprimer ces mots vains,
Qui désirent un parrain.

Mais qui peut me rencontrer ?
Si je reste ainsi cloîtré ;
Et je continue à songer,
A celle qui viendra me délivrer.

L'espoir me fait vivre,
A me faire rêver
Et ce miroir me rend ivre,
A force de m'y regarder.

Enfin, je sais que je vais les retrouver,
Car elles sont simplement cachées,
Dans cet intellect immondice,
Qui est rempli de nombreux vices.


13- Le vagabond

Le vagabond danse sous la pluie,
En osmose avec cet élément de la vie,
Pour remercier l'offrande de la nature,
Car les vautours ne l'auront en pâture.

Il se délecte de son fluide nectar
Qui ravive la flamme de son bleu regard.
Quand cette énergie sur son visage ruisselle,
Il sent les trésors dont son cœur recèle.

Etre vagabond ce n'est pas une vie,
Tous ses proches le lui ont toujours prédit,
Mais il est heureux de cette liberté,
Qu'il a et qu'aucun sous ne peut acheter.

Depuis qu'il est parti, il a découvert
Sur son chemin le bonheur et la lumière.
Son sourire et son don de soi sont francs.
Son humilité nous touche tellement.

Avec tes guenilles et tes godasses,
Tu es miteux jusqu'à la tignasse.
Tes richesses sont ton baluchon.
Vers où le vent te pousse sans raison ?

Tu sembles empli de mystère.
Juste en foulant notre terre,
Difficile d'inspirer confiance !
Impression de casser l'ambiance...

Le regard des autres t'avilit,
Ils ne savent rien de ton envie,
Ni le véritable goût du pain.
Continue ta quête ! Ce n'est pas vain !

Nous souhaitons que tu croises encore,
Face à de majestueux décors,
La joie et la paix qui sentent si bon.
T'es vraiment bien. Allez ! Va gars bon.


14- Libre

Je ne demande pas grand chose,
Simplement d'éviter cette névrose
Et de pouvoir pleurer,
Pour enfin pouvoir me libérer.


15- Seul ce soir

Je suis seul ce soir,
Si seul dans ce couloir.
Et il fait si noir,
Noir, couleur, désespoir.

Et je regarde ce placard,
Placard seul dans le noir,
Qui est rempli de cafards
Et même aussi de loirs.

Tu es partie cette nuit,
Pendant que j'étais endormi.
C'est comme si tu t'étais enfuie,
Enfuie seule dans la nuit.

Tu ne m'as même pas regardé
Et tu ne t'es même pas retournée,
Comme si tu voulais m'oublier,
Comme si tu voulais m'humilier.

Et moi je reste seul ce soir,
Dans ce couloir si noir,
En espérant enfin te retrouver
Car je voudrais tant t'aimer.

Ouvre cette porte de l'oubli,
Pour que, enfin, je puisse te regarder,
Plutôt que de rester tapi,
Car je suis prêt à te pardonner.


16- Seul

Je suis si seul à présent,
Tout seul comme un grand,
Et je monte cet escalier,
Pour arriver au palier.

Je me demande où est passé,
Ce temps qui m'a rongé.
Je me demande comment,
Je ne suis plus un enfant.

Je n'ai pas envie de parler,
Simplement je veux chanter
Ma mélancolique histoire,
Que je fredonne dans le noir.

Car maintenant tu es partie.
Tu m'as laissé seul ici.
Je n'ai pas envie de pleurer,
Simplement envie de chialer.

Alors pourquoi tout cela
Ne peut arriver qu'à moi ?
Tout ce qui me déchire,
Comme le ferait un vampire,

Qui me dévorerait le cœur,
Avec cette vive ardeur
Et viendrait bécoter dedans,
En prenant tout son élan.

Je suis si seul à présent,
Tout seul comme un grand,
Et je monte cet escalier,
Pour arriver au palier.

Je ne veux pas allumer,
De peur de me réveiller
Car si je reste ainsi,
Peut-être en ai-je envie ?

Si j'écris tout cela,
C'est que je pense à toi
Et j'espère ne plus jamais,
Tout seul me retrouver.


17- Blanches ailes

Ne plus penser à nos erreurs,
Tirer le rideau du passé.
Pour s'ouvrir au bonheur,
De notre amour partagé.

Mettre entre parenthèse
Et écarteler la chaise,
Où repose nos soucis,
Volons vers notre vie.

Soyons libre comme l'air,
Fluides et purs comme l'eau.
Chargeons notre radeau,
Pour traverser les mers.

Plus rien ne peut nous arrêter,
Enivrés par cette liberté.
Nous retrouvons cette candeur,
Qui sublime nos deux cœurs.

Nous volons léger comme la plume,
Vers les cimes de notre éternel,
Amour et liberté sans enclume,
Etre avec toi me donne des ailes.

D'en haut on voit les doux rivages,
Pouvant nous procurer ombrage,
Avec ces plages ensoleillées.
Là-bas, nous allons nous aimer.

J'ai les tickets de notre paradis,
Evadons-nous des éternels soucis.
La liberté est au bout du tunnel,
Déployons en grand nos blanches ailes.


18- La Vie

La Vie, il faut en avoir envie.
L'envie, il faut ne pas y être asservi.
Mais tout ceci n'est que la Vie.

Il faut vivre pour voir,
Voir pour pouvoir croire
Et croire pour mieux savoir.

Tout ceci est la Vie.
Alors, allez-y,
Avant qu'elle ne soit partie !


19- Le pari d’Amour

Quand je pense à ma dame de cœur,
Je commence à avoir peur,
De risquer de me faire couper,
Par ceux sur qui j'ai misé.

Tous ces amis entre guillemets,
Sans remord m'ont délaissés
Et voudraient voir mon malheur.
Alors, je vois rouge comme couleur.

L'amour est un coup de poker,
Chacun veut gagner, sur la terre
Son ticket en première.
Ne plus être solitaire !

Tu es franchement ma destiné,
Depuis si longtemps je te cherchais.
Toi que j'ai toujours aimée,
Enfin je peux t'embrasser.

Bientôt la course va commencer,
Il ne faut pas se planter.
Inutile de se mordre les doigts,
Soyons sûr de notre choix.

Je pense que c'est le bon couplé,
A deux on devrait gagner,
Puisque les obstacles sont pour moi
Franchissables avec la Foi.

Je suis le pion sur ton échiquier,
Voulant juste être jusqu’à la fin
De la partie et y demeurer,
Avec toi main dans la main.

Maintenant je vais lancer les dés,
Sans penser au lendemain,
Savoir faire confiance à ce croupier.
C’est dur de rester serein !

Ma désirée, tu me rends bingo.
Si soudain je gagne au casino,
Je te couvre de cadeaux.
Pas la peine de tarot,
Pour en moi simplement pouvoir
Lire et être à même de voir
L’Amour et tout l’espoir
Qui soudain se laissent choir.

L’argent se perd et se dépense.
Tout le monde n’a pas la chance
De pouvoir entrer dans la danse
De la réussite et des sens.
Mais le véritable amour
Se gagne et se mérite pour
Construire, jour après jour,
Un édifice pour toujours.


20- Incertitude

Je suis heureux de t'aimer
Et que le hasard nous ait,
L'autre soir rassemblé.

J'étais très anxieux
Et je ne demandais pas mieux,
Que de caresser tes cheveux.

Je ne savais comment t'avouer,
Qu'avec toi je voulais aller.
Mais je n'osais t'embrasser.

Depuis, je ne cesse de penser,
A ce premier petit baiser,
Que nous avons échangé.

Je ne sais plus, maintenant,
Si tu m 'aimes vraiment.
A toi, je pense tellement.

L'angoisse du lendemain,
Fait battre mon cœur incertain.
Je voudrais tant serrer ta main.

Mes yeux chauds de larmes
Désirent contempler ton charme
Et ainsi pouvoir sécher.

J'espère que tu ne joues pas,
Avec l'amour que tu me donnas,
Et que, bientôt, je te retrouverai.


21- Chanter avec toi

Ce soir, j'ai envie, de chanter avec toi,
De rencontrer, sur des accords,
Ton parfum mélodieux, ta voix,
Tant suave que rock à la fois.
Roulement de batterie encore,
Ton aura chauffe le décors.
Ton corps devient vie : de danser c'est ton choix.

La musique est montée jusqu'au ciel,
Accompagnant les notes éternelles.
T'es apparue, muse et vibration.
Magiquement ton timbre est violon.
Accord et graphie sont en fusion.
Equilibre et balance sont jumelles.
Grâce yeux triples : ta vision est belle.

Sans attente, tu trouves la combinaison,
Cet algorithme paraît être ta maison.
Ce qui est sûr, sans vouloir t'encenser,
Dès que t'es sur scène, chaque mot est sucré.
Le son nourrit l'âme, l'énergie transmise
Désaltère chacun et devient dialyse.

Les roulements par vague continuent,
Des notes basses lentement s'y diluent.
L'électricité monte et ponctue,
L'acoustique à pas de velours suit.
Ce qui unit ces différents bruits,
Ce sont tes intonations, ton fruit.


22- Flou souvenir

Tout cet alcool vidé,
Quelle triste absurdité.
L'ivresse du matin,
Salut ! Dernier câlin.

Ce souvenir est flou,
Bercé par les remous
Des journées qui passent.
Que faut-il que je fasse ?

Douceur et parfum enfuis
Ne veulent tomber dans l'oubli.
Les couleurs se délavent,
Seul les amoureux le savent.

On recherche un indice,
Bien courte en est la liste
Qui nous mettrait sur la piste.
Oh ! Naïve malice !

Tout ne devient que brouillard,
Mais je continue à chercher
Comment ils ont pu s'évader,
Car je n'en n'ai pas marre.

Les jours longs se passent,
Avant que je ne te revoie.
Pour qu'enfin ensemble l'on soit,
Et les nuits trépassent.


23- Femme

Toi à qui nous pensons tant,
Qui malgré cela
Nous quitte déjà,
Nous t'aimions vraiment pourtant.

Tu es l'autre soir venue
Et jouait heureuse,
Ton rôle de pieuse.
Maintenant, on est perdu.

Pourquoi promets-tu
Toutes sortes de choses ?
Qui engendrent une névrose,
Car ce n'est pas tenu.

Je te demande simplement,
De ne pas jouer avec l'amour
Que l'on veut te donner pour toujours,
Car ce n'est pas un jeu d'enfant !


24- Belle petite fille

Tu es arrivée un soir de printemps
Et j'attendais depuis longtemps.
Tu étais belle petite fille,
Si seule dans cette ville.

Nous nous sommes regardés,
Ensuite nous avons parlé,
Car nous savions que l'on se comprendrait,
Car nous espérions que l'on s'entendrait.

Tu es venue avec tes idées,
Car quelqu'un tu devais rencontrer.
Mais celui-ci n'est pas arrivé,
C'est donc moi qui t'ai accompagnée.

Aussi rapidement tu es partie.
Maintenant, tu roules dans la nuit.
Ce soir, tu m'en as beaucoup dit.
Cela ne tombera jamais dans l'oubli.

Tes rêves, tu vas les réaliser
Et, bientôt, tu découvriras cette contré
J'espère que tu ne m'auras pas oublié,
Afin qu'ensemble on puisse y aller.

Pour cela, je peux t'aider.
Simplement, je dois te retrouver,
Pour enfin pouvoir t'avouer
Qu'avec toi je veux aller.


25- C’est notre chance

C'est notre chance,
De communiquer notre transe,
Lorsque l'on pense
A nos idées mortes d'avance.

C'est le seul moyen
De mener à bien,
Ce que nous vivons,
Ce que nous aimons.

C'est le seul moyen
D'aider quelqu'un,
Qui lira ce que nous écrivons,
Qui aimera ce que nous disons.

Alors merci d'avance,
Car si vous lisez ceci
C'est que vous avez alors compris
Que ça ne doit sombrer dans l'oubli.


26- Le jury

Partout et en tout temps tu es jugé.
Il n'y a pas un seul endroit sans jury.
Les gens que tu croises et regarde dans la rue,
Dès que tu esquisses le moindre geste.

Partout, au travail, dans tes loisirs, tu es suivi
Par ce jury qui est toujours prêt à te huer,
Ou à t'acclamer. Quelle que soit ta tenue,
Il te colle comme ton ombre, comme la peste.

Partout, on voudrait discerner comment t'es venu,
Sans te laisser la moindre possibilité, le moindre leste,
De pouvoir exprimer ce qui engendra ton point de vue.
Si c'est le cas, laisse ces gens car ils sont funestes.

Partout, occupe toi de ce que tu as juste pensé.
Ce qui fut ton passé, qui engendre à présent ce que tu es.
Pour comprendre comment construire ton avenir, ta vie,
Et surtout, surtout, ne te préoccupe pas de ce jury.

Partout tu croises des gens qui se sont levés pour te juger
Mais seul ton esprit et ta conscience sont ton vrai jury.
Surtout pour vouloir plaire, ne retourne pas ta veste.
Car ce n'est pas ton problème si comme tu es ils n'ont pas vu.

Partout, la vie n'est pas assaisonnée d'un zeste,
Tonifiant et d'une douceur un peu pimentée.
Surtout car ce que tu sèmes devient toujours fruit.
Finalement, le jury est tout vu... Oui ! Tout vu !


27- La prise de tête

Courir, de plus en plus vite.
Aller même jusqu'à la cuite.
Il faut pourtant garder la frite,
Tellement la vie passe vite.
Ne pas squatter ce gite
Qu'est la prise de tête.

Si elle ne sert à progresser,
Rester pour faire la fête.
Etre et savoir aimer
C'est comme fumer un pète,
Partager en toute amitié.
Arriver jusqu'à la crête
Sans vouloir jouer le poulet,
Cesser de faire des courbettes.
Ne plus jamais être un mouton,
Ne pas scotcher la couette.

Ils font croire qu'on est con
Mais c'est vraiment chouette,
D'avancer pour de bon.
Ne pas être comme la mouette,
Criarde sans son poisson.
Stopper les mitraillettes
Et ces putains d'avions,
Qui détruisent les fermettes
Des habitants qui sont les pions.

Pas de délit de sale gueule.
Virer cette connerie de racisme.
Respecter les aïeuls,
Ne pas modifier son prisme.
Dans cette société on est seul
De choisir aucun cynisme,
Sans se faire broyer par la meule,
Nul besoin de catéchisme.

Obligation d'évacuer sa haine
En continuant de rester intact.
Le bonheur coule dans nos veines.
Surtout ne pas négliger l’impact.
Ne pas se trouver parqué dans la plaine.
Refuser leur saloperie de pacte,
S'user pour eux à en perdre haleine,
Liberté du choix de nos actes.

Dans la société nous sommes l'éponge
Du gouvernement qui nous oppresse.
Pas pour nos euros... Mensonges !!!
Ne jamais se retrouver tenu en laisse.
Leur seule phrase est allonge,
Paie pour leur fausse prêtresse.
Les médias sont à jeter à la plonge,
La déformation de la réalité : c'est leur messe.


28- Enervé

Tout ces gens m'énervent
Mais je les aime comme la sève,
Car ce sont des amis
Qui trop rapidement oublient.

Les gens se mettent bien avec quelqu'un
Pour profiter de lui
Mais partent dès qu'il fait nuit,
Avant que ce ne soit la fin.

Ce ne peut être des amis,
S'ils ne cherchent à me comprendre.
S'ils ne cherchent pourquoi je suis parti,
Ce ne peut être des amis.

Je vais retourner les voir
Et, sans faire d'histoire,
Ne pas croiser leur regard.

Eux, ne peuvent pas me comprendre.
Mais je peux tant leur apprendre,
Pour leur éviter de se méprendre.

Je ne vais pas m'exprimer,
Mais je vais y retourner,
Car je suis un peu calmé.


29- Opinion

Je voudrais que tout les gens
Soient restés des enfants
Et qu'ils soient heureux.
Je ne demande pas mieux.

Il n'y auras plus de problème
Quand tout ces gens qui sèment
Auront enfin récolté
Le fruit de leurs pensées.

Je recherche une solution
Pour qu'ils deviennent tous bons,
Car ce n'est point un affront,
Que de demander pardon.

Le sang qui n'aurait pas dû couler
S'est bien vite coagulé
Et les gens ont oublié
Tous ces cœurs déchirés.

Vivement qu'il fasse meilleur
Et que cela sèche les pleurs.
Pour connaître le bonheur,
Nul besoin d'être ailleurs.

Alors le soleil brillera
Et la lumière vaincra.
Tout le monde aura trouvé son toit.
Que ce soit vous, que ce soit moi.


30- Pourquoi ?

Pourquoi tant de questions
Nous accrochent sans fil ?
Pourquoi tout ces pourquoi,
D'une manière futile,
Jaillissent sous nos fronts ?
Pourquoi pas de réponse
N'arrive quand on fonce ?
Pourquoi la vie facile
N'est pas notre exil ?
Pourquoi ? Encore pourquoi ?
A quoi servent-ils ?
Points d'interrogations,
Source incessante qui,
Parfois, nous détruit,
Nous bouffe la vie,
Nous gèle l'envie.

Pourquoi dans des régions
On meurt encore de faim
Et dans d'autres de froid ?
Alors qu'il y a du pain !
Il faut que nous prenions
Soin de te donner
De quoi faire ton toit.
Ensemble, on doit bouger.

Pourquoi toutes ces guerres ?
Tout ces futurs amis
Que déjà l'on enterre
Sans même avoir connu.

Pourquoi ce goût amer,
Rance comme le fruit pourri ?
Quelle mère l'eut crut ?
Oui ! Pourquoi ? Pourquoi ?

Pourquoi tant d'questions sans fil ?
Pourquoi j'habite en ville ?
Pourquoi la vie c'est pas facile ?
Pourquoi a-t-on, euh, des cils ?

Pourquoi le chocolat est noir ?
Pourquoi on n'aime pas les cafards ?
Pourquoi chercher le bonheur
Dans le regard de nos voisins ?

Pourquoi j'ai dix doigts
Plein les pieds et les mains ?
Pourquoi j'ai du chagrin
Au réveil certains matins ?

Pourquoi ces questions
S'allument dans ma tête
Aussi vite que « LUCKY LUKE »
Gratte une allumette ?

Pourquoi brille les avions ?
Car ils portent des millions ?
Pourquoi le ciel est bleu
Pour tout les amoureux ?


31- Pourquoi ? (autre version)

Pourquoi l'odeur des draps
Me rappelle que t'es pas là ?
Pourquoi la marque de soda,
Que je ne citerai pas,
Guérit notre estomac
Et nous rend jamais mala ?

Pourquoi les griffes du chagrin
Nous font repousser la main
Qui vers nous se tend ?
Pourquoi s'attirent les aimants
Par-dessus les pôles et les tourments ?

Pourquoi préférer la pureté ?
Si l'on ne veut pas appliquer
Les vœux de chaque début d'année.
Pourquoi voir ce film au ciné ?
Pour finalement se mettre à pleurer.

Pourquoi les gens sont-ils gredins
Quand on leur dit que quelqu'un
Vient de gagner le méga gros lot ?
Ils voulaient tant avoir ce cadeau
Et ne sont pas contents en vain.

Pourquoi les bateaux voguent en nœuds
Alors que j'ai du mal à faire les miens ?
C'est pas des cravates pour eux
Mais j'ai pas le coup j'en conviens.

Pourquoi les lames de rasoir
Coupent le roi et le piquent ?
Alors je n'ai pas besoin de miroir
Pour voir qui s'invite au pique nique.

Pourquoi les petits escargots
Transportent leur maison sur leur dos ?
Pour se protéger de tout ces rapaces,
Ne pas prendre de coup comme les limaces.


32- Je ne sais plus

Je ne sais plus
Si d'toi j'ai rêvé.
Au coin de rue,
Voulais te retrouver.
Pour suivre ce doux songe éveillé.
J'ai toujours su que t'es ma destiné.

Les courbes de thé,
Cheveux défaits,
Que le vent m'a
Envoyées en l'air.
Pour que de ce pas,
Je sois si fier.

Les certitudes d'un jour
Ne sont pas celles
De tous les jours.
Mais il faut défaire
Ces nœuds de ficelles
Pour enfin lui plaire.

La lumière de tes
Yeux écarquillés,
Somptueuse beauté
Que j'imaginais,
Dans nuage de lait,
Me désaltérait.

Odeur de vie,
Tant et temps où,
Intemporels,
Qui chaque nuit
Me nourrit
De tout ton miel.

J'me réveille en nage
Dans cette piscine.
J'ai pourtant plus l'âge
De boire la tasse,
Croire aux ondines
Faut que j't'enlasse.

Je sors m'aérer,
J'ai vraiment besoin
De ne plus penser.
J'sens qu'j'ai de la veine,
Au café du coin,
Pour briser ces chaînes.

Quand je sens soudain
Quelqu'un me sourire.
C'est elle ma sève,
Thé boisé indien.
Faut croire en ses rêves :
C'est notre avenir !

De suite l'on sent tout,
Choix de l'harmonie.
Suivre son chemin,
Une histoire de goût,
A deux pour la vie,
Nos mains dans nos mains.


33- Le western des temps modernes

C’est le western des temps modernes
Chacun veut sauver sa peau
Les preux cavaliers de la noblesse ont dévié
Leurre craint volant sur les réseaux.

Qu’ils soit mendiant ou président
Leur main mise sur ta chemise
Ils arrachent tout ton argent
Impunément sans gant blanc.

C’est le western des temps modems
Chacun tisse son sale réseau.
Des hackers aux chevaux de Troie
Tout s’interconnecte si rapidement
Pour t’atteindre tu es leur proie.

Ces porcs se prennent pour des hommes en or
Ils se ruent et agresse chaque famille.
Les indiens protégeant leur terre sont morts
Sans scalpel ils aimaient leurs brindilles.

C’est le western des temps modernes
Chacun veut sauver sa peau.
Il faut garder le moral
Car l’Amour nous protège : c’est normal !


34- Chocolatée

Il arrive parfois que tu te fasses prier.
Allo ! Vivement que tu te barres chocolatée.
Tantôt en stick, tantôt en boulette,
Pourvu que tu ne rejoignes nos chaussettes.

Durant la journée tu ne cesses de rappeler ta présence,
Suivant ton bruité accompagné de fumé en audience.
Si classe, hic, piquent quelques rougeurs,
Freinant ta venue action dépourvue de pudeur.

Souvent précédé par le 3,14159 au carré
Sortant de sa grotte : c’est la crotte, c’est la crotte !

En laissant quelques traces
En souvenir de ton passage
Rappelant que ce n’est une farce,
commun sourire sur le papier ce message !

Nous ne garderons à l’esprit
Que ce bien-être infini,
Enfin libéré de cet oeuf
Nous nous sentons tout neuf !


35- Passons tous un cap

Ce n’est vraiment pas normal
Qu’ils ne sentent que pour toi c’est vital
De remarquer tes incroyables talents
Plutôt que de réprimer où tu sembles lent !

Ce n’est vraiment pas en vain
Qu’ils puissent te voir comme un humain
D’appuyer sur tes multiples qualités
Plutôt que de s’arrêter sur un manque de facilité !

Dès maintenant, passons tous un cap
Faisons fondre la glace des préjugés
Sans handicap
Laissons éclore un oeuf blanc immaculé !

Nous sommes vraiment tous différents
Amalgame des notes des passés
A présent t’es parfois reconnu
Plutôt que pointé du doigt dans la rue !

Nous sommes vraiment tous si grands !
L’addiction d’Amour dans le regard des gens
Décuple la Force pour progresser.
Nous sommes vraiment tous si grands !


36- Empreinte

Deux pas sages pour établir l’équilibre
De passage pour enfin devenir libre
Guidé par le bon sens indéfectible
Que notre empreinte devienne indélébile.

Pas à pas nous marquons la volonté
Qui jusqu’au trépas doit nous animer.
Que nos actes soient la visible trace
De nos positives pensées semées.

L’argile est empreinte de légèreté
Avec laquelle nous nous mouvons.
Habile est l’étreinte pour notre race
Avec laquelle nous nous aimons.

Parfois se séparent les chemins,
Par foi s’encrent les parchemins.
A nous de tenir sans bassesse
Les rênes afin que les bas cessent.

Ah ! Soyons fier de ce qu’aura
Comme répercussion ce pas !
Ah ! Rythmons de notre aura
L’empreinte des discussions ici bas !


37- Hirondelle

Virevoltant à l’infini
Tel un avion de chasse
Tu multiplies les virées.

De noir et de blanc habillée
Les moucherons tu pourchasses
Pour ton repas de midi.

Qu’en de lointains horizons
Tu as pu construire ta maison
Paressant si frêle
Tu es là belle
Hirondelle.

Ton crie strident
Trouve écho
Chez les honnêtes gens.

Messagère du renouveau
Impatiemment nous guettons ta venue
Synonyme de la chaleur tant attendue.


38- Une main

Nous la tendons en guise de bonjour
Comme de conclusion.
En la serrant elle aiguise notre amour
Comme écrit de la fusion.

Elle nous permet de faire tant de choses
De créer l’apothéose.
Elle est l’outil de notre volonté
Comme une vraie alliée.

Etirée vers le ciel
Elle n’est pas forcément nasillarde.
Sans la moindre rature
De gauche et de droite elle unit.

Pouvant être paillarde
Elle récolte pourtant le miel.
Affutée de nos envies
Elle émeut nos sens ravis.

Chaleureusement
Elle aide l’enfant,
Comme le plus grand,
A se relever !

Elle est la signature
De toutes nos vies.
Une main plus une main
Pour avancer jusqu’à demain !


39- Le choix

Nous nous sommes rapprochées ces mois-ci
Jusqu’à se frotter le nez, aussi.
Couché je sentais ta présence
Même ton parfum, sa fragrance.

Je ne vis pas sans toi
Je ne vis pas avec toi
Quel triste dilemme
Tandis que je t’aime.

Le doux son de ta voix m’animait
Comme la fraîche rosée respirée.
Quelle sensation quand se touchaient nos mains
Notre joie était jalousée par plus d’un.

La semaine passée que d’interférences
Car tu réfléchis à nos différences.
Mon océan s’emplit de vagues à l’âme
Je voudrais que tes yeux soient ma flamme.

Je suis conscient de la dualité
Ainsi que de toutes les difficultés
Qu’incombe le dur fait de faire un choix
Influant des destins telle est la loi.


40- Enfin est venu le temps

Si la loi des méchants
Fustigit ton bien être.
Si ce cheval blanc
Vole à travers les fenêtres.

Si les rois mécréants
Ont rugi comme une bête.
Si la colombe de la paix
A finit par disparaitre.
C’est qu’en fin est venu le temps
De prendre des mesures !

Si les choix si vivants
Ramifient tes baskets.
Si ce chenal plan
Déjoue toujours le salpêtre.
C’est qu’enfin est venu le temps
De récolter des mesures.

Si les mois et les ans
Sont emplis et si chouettes
Si enfin multipliés
Les fruits d’Amour tombent dans ta musette.

Ton chemin de diamants et d’or
Est déjà tout tracé.
Appuie toi sur la canne des valeurs
Que l’on t’a léguées.

Prends enfin ton envol
Rattaché aux cases du bonheur.
Nourris toi du suc récolté
De l’Amour si fort.


41- Un nouveau jour se lève

Un nouveau jour se lève !
Le soleil lèche ton visage,
Les couleurs réveillent ce paysage.

Un nouveau jour se lève !
Les corps se dissocient doucement,
Chassant la pénombre sereinement.

Un nouveau jour se lève !
Le café brise les présages,
Sans amertume dissous les nuages.

La léchante odeur de sève
Marque l’avènement de la trêve
Au marc le franc nous soulève !

L’aversion est passée
Lavée par les gouttes du ciel
Enrichie par l’Amour si fidèle !

L’âme erre de bien-être
A l’or amoncelé à la fenêtre
Elle se réjouit de cette félicité !

Un nouveau jour se lève
A chacun de croire en son for
Qu’à présent se tisse son futur d’or !

Un nouveau jour se lève !
Revêtons ensemble le manteau
De l’immortel espoir
Qu’a fait poindre le taud
Illuminé de gloire !


42- La clé

Des villes ou des champs
Tant fortunés que manants
Chacun veut la trouver

Scrutant le sol
Ou se tournant vers le ciel
Pour seul bémol
La solution doit être donnée pré-digérée

L’alchimie pour toucher le bonheur et la félicité
Se situe en notre coeur
C’en est la clé

Habile en jouant
Temps raisonné si confiant
Chacun veut la trouver

Possédant la clé
La vie est goût de miel
Du sceau frappé
Les plus lourdes portes
S’ouvrent si fraîchement !


© Tout droit réservé.
Textes et paroles : Altextik - AlexandreToffinArt







 
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