ParOiEs MusicalES

ParOiEs MusicalES
PAROies musicaLES



1- La société de consommation
 
Voilà maintenant depuis plus de vingt piges,
Que je vois le mal qui ronge jusqu’à la tige.
La société de consommation l’oblige !
Trop souvent, le bonheur procuré nous afflige !
 
Beaucoup d’entre nous courent après le paraître.
Avoir et posséder toujours plus, n’est pas être !
Ceux qui ont des biens matériels se croient les maîtres.
Mais pour les amasser, combien sont des traîtres ?
 
C'est une course qui nous pousse à nous endetter.
Certains se sont même retrouvés édentés.
Souvent l'or vole de nos bourses éventées.
Nous mentons à découvert sans même regretter.

La famille, les amis, tous bons à taxer !
Triste photo, les négatifs nous sont pacsés.
D'autres finissent par faire des gestes désaxés.
Ce qui fait plonger au désespoir, malaxés.
A peine déballé, pas encore consommé,
Nos pensées nous forcent déjà à s'emballer,
Pour une nouveauté, tout juste dénichée.
Il faut se dépêcher, à tout prix l'engranger.

Nous montons au bastion, une nouvelle passion
Nous tire ailleurs, rébellion ! On entre en scission,
Avec ceux que nous aimions, pour cette possession.
Non ! Nous les énervions. Mais, si cons... Sommation !


2- Terre de sens

Tu exaltes chacun de nos sens,
En commençant par l'air pur et frais
Qui nous charme de parfums délicieux,
Emplissant nos poumons.
Sans toi nous ne vivons.

Le champ de mes diverses pensées
Ressemble à tes plaines printanières colorées.
Tu revêts chaque saison ton plus beau manteau
Et, de mille éclats, brille ta parure de joyaux.
Sans te voir nous ne vivons.

Tu as vu tout mes aïeux grandir.
De toi coule le vertueux élixir
Qui nourrit inlassablement chaque génération.
Tout ce qui provient de ton corps est un don.

La diversité de tes aliments
Fait saliver chaque bouche de goûts différents
Et embaume le palais, c'est immense,
Par l'entremet de la mastication.
Sans toi nous ne vivons.

Ma main est attirée par chacune de tes pores.
C'est une vraie communion, j'en veux encore.
La multitude de tes matières,
A peine effleurée, nous rend fier.
Sans te toucher nous ne vivons.

Tu as vu tout mes aïeux grandir.
De toi coule le vertueux élixir
Qui nourrit inlassablement chaque génération.
Tout ce qui provient de ton ventre est un don.

Tu nous parle continuellement,
Par ta friction provoquée par le vent.
Quelle joie d'écouter la profusion de tes sons.
Pardon de te faire si souvent crier,
Alors que je t'écrase avec mes pieds.

Depuis toujours, tu nous sers tes mets succulents,
Fruits de ton amour, si parfait et omniprésent.
Ton ventre nourrit inlassablement le mien.
Reçois la caresse de ma voix si tu veux bien.


3- Primevère

J'ai croisé un cœur de cygne effarouché
Qui m'a sorti de l'abîme époustouflé.
Elle a lancé les désastres, m'a mis tapis.
Sa nudité, tel un astre, m'a fait envie.

J'ai voulu décrypter son signalement
Car elle m'a enchanté musicalement.
J'aime ses rougeurs candides comme un jeune enfant
Qui me laisse livide si communément.

A la base je préfère timidement
Un mois de mai primaire en m'enfuyant.
La rosée sommaire fraîche est ruisselante
A mon grand dame oiselle étincelante.

Vous avez fait chavirer mon âme, vers
Chacune de ses pores roses itératives.
Colle et s'emboîte dans ma quête impérative,
Sans dé, lyre, votre aura est toile primevère.


4- Pensées bonheur

Les sources de mes pensées se densifient.
La force démesurée s'intensifie.
L'océan va déferler, ça me ravit,
Emplissant de pureté l'instant de vie.

La brousse fut aride, mais à présent,
La couleur d'autant de fleurs danse au vent.
Avivant l'œil de ceux qui, en me croisant,
Amorcent, tout simplement, leurs changements.

Ma bourse va profiter du résultat
Que déjà je sens et vois, si près, c'est là.
Pour enfin rester serein dans tous les cas,
Car d'amour j'inonderai tout ici bas.

La frousse je ne connais plus. Grâce à toi !
Du néant il faut sortir, avec la foi,
En glissant, sur les instants, un air de joie.
C'est le cœur de tout bonheur, c'en est le toit.


5- Le sport télé réalité

Mon sport à moi, c'est la télé.
Dans le sofa, suis déguisé.
Mon pyjama, c'est un survêt.
Je bois un doigt, ou une canette.

La magie est si concentrée,
Sans écran pour me protéger.
Histoire d'amour faisant vibrer
Mon cœur fêlé, émasculé.

Je m'imagine, dans ce blue jean,
Comme copine, la belle speakerine.
Je suis héros de film de guerre,
Un peu macho, sans clime je gère.

Voilà la pub, liqueur forcée,
Avec ses tubs, m'écœure, rejet.
Je dégaine et zappant j'enchaîne,
Sans consommer, perdant haleine.

Finalement, c'est un western,
Mi gnons jurants, amours en berne.
D'un coup je suis près d'un billard,
Regard d'ennui taillant le fard.

Encore une pause, qui m'indispose.
Profit morose, ça sent la rose.
J'étais pressé, de pas louper
Les buts marqués, un monde entier.

L'écran masque à rats. Vive la faim !
Le fromage a sa place dans ma main.
J'ai pas perdu une seule miette
De thon, pas vu, dans mon assiette.

Maintenant les missions sont troubles
Nature, clips et mi fion draguent mon double.
J'ai navigué sur le canapé,
Corps incrusté, quasi larvé.

Musique pop hier, les yeux grattant
Pleins de poussières, ensoleillant,
Je décolle d'un fragile élan.
Toi, je t'éteins, m'en vais dormant.


6- Le rêve d'épeautre

On ne se retourne pas, sur les jours, mon amour.
On ne se retourne pas, dans les blés, si fauchés.
On ne se retourne pas, dans les draps, comme un chat.
On ne se retourne pas, comme une crêpe, sur le cèpe.

On avance pas à pas, tous les jours, mon amour.
On avance pas à pas, récolter, à l'été.
On avance pas à pas, dans mes bras, tu seras.
On avance pas à pas, dans les steppes, dans les ceps.

On rêvera de ce pas, plein d'humour, sans concours.
On rêvera de ce pas, de danser, vraiment quiet.
On rêvera de ce pas, chantera, gravera.
On rêvera de ce pas, mariés d'épeautre. Hep !


7- Royale

Dans ce brouhaha, il demeure rivé, placide.
La frénésie du métro le fixe aux Invalides.
Il croise une armoire au regard creux si vide
Qui illumine sa méconnaissance, rapide.

Enfin, bouffé par l'odeur de bras pesant des passants,
Il croque des yeux un coin de ciel rapidement,
Avant de poursuivre, revigoré, sur la berge.
Le monde nous envie Paris, cité ou tous convergent.

Normal, avec tant de valeurs architecturales
Et de lumières qui ont échafaudées son spectral
Rayonnement. Tentant de repasser, de cette poche
Tiré, le tendre papier, il sort de sa sacoche

Une pomme. Il vérifie si ce pont concorde,
Avant de laisser tomber son dévolu qui déborde,
Sur la ferme et tendre chair de la laiteuse Gala.
Cet astérisque le fait se rehausser pour là-bas

Découvrir l'obélisque. N'étant pas paumé, si fier
De l'instant partagé avec ces siècles de prières,
Qui ont édifié du passé tant d'œuvres présentes,
Il rit d'avoir sans tuile pus gagner l'apparente

Voie royale d'où se dessine la cour galante
Qu'il rejoint. Son cœur galopa quand il vit l'aimante.
Derrière cette vitre, il devine ses cheveux.
Car roux, celle qu'il rejoint, les a, ondulés, somptueux.

Enfin, il se tient à la porte qu'il ouvre, bercé
Par son parfum, sa délicate subtilité.
D'un gracieux demi-tour, légère, sa robe elle dévoila.
Son doux iris scintillant, tel des bagues, l'étoila.


8- Le cocon

Retour à la maison,
Fin de journée, dernière tension,
Prendre un bain douceur coton.
Enfin profiter du cocon !

Cerveau comprimé par tant de gens,
Impéritie de ces dirigeants.
Ploutocrates qui sont avilissant.
Gypaète de subalternes mangeant.

Il faut vite que j'élimine.
Qu'à la surface, l'albumine
Alcaloïde qui me mine,
Se dissolve, noyée vermine.

Incapable de miscibilité
Avec ce nuage blanc lacté,
Qui m'aère de bulles savonnées,
J'exulte de l'exuvie coulée.

Ses venimeuses particules
D'un dernier sursaut ridicule,
S'accrochant aux parois en ridules,
Sombrent sous les jets en virgules.

Chaque goutte perlée décharge
Mon être de toutes ses marges,
Bénéfice accru si large.
Remouillée à neuf est ma barge.

Frottement, chaleur confortable
De cette serviette notable
Qui revigore, rend impeccable.
Purifié, je m'installe à table.


9- Combat

C'était un soir de Noël et tu étais là
A demander quels plats on te servira.
T'étais vraiment belle on ne voyais pas
Comment l'étincelle dans tes yeux restera.

C'était un soir de Noël et tu étais là
Alliant plein d'humour pour décrire ton parcours
Teintant chaque jour de bonheur et d'amour
Oyant nos discours tu rêvais de calembours.

C'était un soir de Noël et tu étais là
Masquée de gaieté qui nous impressionnait
T'étais sans geste lassé, sans te résigner
Toujours fière de crécher là où l'on te soignait.

C'était un soir de Noël et tu étais là
Couchée depuis tellement de combats
Touchant si fidèle des espoirs tu gravas
Vibrant rituel qui ne t'arrêtait pas.

C'était un soir de Noël et tu étais là,
A remercier telle personne qui t'a aidée.
Téter c'est réellement compliqué
Aimant si cruel qui fais nous rapprocher.


10- Haïti

Haït, t'y est pour rien !
Transe ! Percés sont tes biens.
Tes pas, c'est dans la misère,
Que ton histoire ils gravèrent.

C'est trop ! Pis, calamiteux !
Terrassé, tout est piteux.
Pourquoi la nature t'a sucré
Le fruit de ton beau site ? Ecrasé !

Emplies d'espoir, volent vers les cieux
Tes prières adressées à Dieu.
Nous qui avons tout et voudrions
Bien plus, te remercier devrions.

Ton malheur nous relie un peu mieux
Car d'un sciant voyage nos yeux
Perlent de l'accroc de tes besoins.
Toi, au bout de l'océan si loin.

Cet état domestique l'énergie
Du flot de notre quotidien, délie
Les nœuds, pour enlacer d'Amour.
Chaque rat, par le don, vote pour !

Récoltes-tu l'amère tumeur que
Nous affligeons à la terre mère ?
Cruel remerciement pour ses seins
Que nous tatouons de honteux venins.

Parfois, il faut fléchir pour pouvoir
Puiser au cœur de notre âme.
Parfois, d'un soudain élan pourvoir,
Enrichit de si belles gammes.

Mêlons nos lumineuses pensées
Afin que tu puisses récolter
Ce dont tu as besoin aujourd'hui
Et que ton pays soit reconstruit.


11- Jeanne d'Arc

Dès que je t'ai vu esquisser ce doux regard,
J'ai su que ta citadelle était ouverte
A l'inconnu, qui t'envisageait inaccessible,
Ebloui par la fine meurtrière de charme.
Ce pont-levis, relais de ton âme est le phare
Qui peut guider les troupes sans trop de pertes
Et enhardit chacun, le rend invincible.

Tu as pour simple force ta Foi candide,
Levant dans toute sa splendeur l'armée France,
Combattant au nom de Dieu l'occupant anglais si fier.
Guidée par la magnificence de l'Eternel,
Conviction du devoir de laver l'infanticide,
Orchestré par le joug fixant la dernière échéance
Aux portes de la Sainte Croix, lieu de prières,
Dont le cœur te servit de relais, toi pucelle

Pour que tu accomplisses les voix du Seigneur
Et que tu sois Jeanne d'Arc, boutant l'envahisseur.
Guidée divinement pour mener au trône le roi,
Couronné par tes francs succès providentiels,
En la Notre Dame de Reims qui scella au ciel
Clovis en d'autres temps et chacun de nos nouveaux rois,
Grâce à la Sainte Ampoule dont remis
La colombe qui te guida à Domrémy.

Trop vite délaissée par ce Charles latent,
Emprisonnée, tu es vendu par ces pourceaux,
Pour être trainée par un Cauchon en ville de Rouen
Et subir, où les anglais établirent leur pouvoir,
La pire des abominations par ceux déjouant
Les desseins que t'avaient fait les anges en te dotant,
De leurs sourires protecteurs et amicaux,
De cette mission chevaleresque d'espoir.


12- La fleur de mes sens

Dès que j'ai senti ton regard, sur moi, se poser,
J'ai vu ton parfum sentimental, d'amour mêler.
Dès que j'entends ta voix dans le vestibule d'or
Je pressens l'heure du limaçon qui s'endort.

Le foyer est empli de ton doux élixir
Qui fleure et perce ma coquille, cire
Et me cloue le bec, m'envahissant de l'ondé
Chaleureuse des sentiments alors boudés.

Je touche l'essence florale de mon être
Et fond de voir la symphonie des kilomètres
Figeant ma requête aux confins de ma glotte
Cristallisant mes mots d'une mauvaise botte.

J'éclipse mon invisible désappointement
Par un large sourire. De salive dument
Revigoré, je t'effleure avec style
Du plus beau fleuron qui m'habite, habile.

Ah ! Si tu pouvais sentir combien je t'ai pensée,
Voir la multiple rosée dont je t'ai encensé !
Je te choierai et tes pétales dehors
Protègeront l'amour de ton bouton d'or.

Accorde-moi de suivre ta tige montant
Vers le ciel et la lumière réfléchissant.
Tu es bien la fleur qui correspond à mes sens.
Notre association pousse, c'est immense !


13- L’attente

Continue est l'attente entre deux appels
Mais quelles raisons font suspendre ces ailes
Pour finalement emprunter un chemin
A chaque fois source de tracas c'est certain

Que de paroles suscitant la douleur
Qui malicieusement ressemblent à un leur
Tandis qu'est en suspend cet indécis temps
Devant rendre joyeux l'histoire d'un instant

Que de promesses s'envolent à peine émises
Sans justificatif ne sont transmises
Alors comment prétendre qu'à moi tu penses
Tant ton incapacité est immense

Ne pas poser de question, ne rien dire
Sous peine de provoquer maints délires
Engendrant volontairement si latente
Une interminable nouvelle attente.


14- Piscine

Elle s'accroche au rebord
De peur que l'effluve de son corps
Ne la fasse chavirer

Elle prétend être naturelle
Tandis qu'en son ventre s'amoncelle
Cet immense désir refoulé

Elle n'ose regarder derrière
Ce sentiment qui l'effleure et la caresse
Qui montant la maintient en laisse

Pensant que sa poitrine elle gère
Tandis que sa respiration pointe
La gonflant saccadée et l'éreinte

Le temps suspendu accroît ses sens
Doucement elle recule et danse
S'ouvrant au présent qu'elle perçoit

Pendant que sa douce main glisse
Tandis qu'elle reconnaît les prémices
De l'eau tiède sur ses doigts.


15- Travailler pour la paix

Un homme s'est fait poignardé
Uniquement pour avoir refusé
De donner une cigarette !
Alors ! Il s'est fait fumer !

Une femme a été violée
Par des jeunes voulant s'amuser
Devant des dizaines de pions
Qui par peur protégeaient leurs fions

Un enfant promène son béretta
Joue dans la vraie vie au gangster
Et enverra quelqu'un six pieds sous terre
Sans que frère ou père ne l'arrêta

La réalité est dure à accepter
Mais il ne faut pas se voiler
La face car notre société
Sur l'argent facile est basée

Il faut en cœur dire stop !
Assez de libertés volées
Il faut en cœur dire stop !
Tous travailler pour la Paix


16- Tagada

Déballons enfin ce doux fruit du désir
A deux faisons la grande chevauché
On rêve depuis si longtemps de faire TAGADA

En ta présence
Je suis comme en transe
Tu me fais frémir
Et même pâlir

Dès que mes yeux t'ont touchée
Qu'est ce que j'ai pu saliver
Chacune de tes pores m'attire c'est immense

A mes dents tu te fieras
Ton doux sucre me régalera
Et le vent viendra nous fraîchir


17- C Rock

La lourdeur du ciel teinte nos sentiments
Et la trahison continuellement
Nous oppresse

La cime de notre être s'embrume au désespoir
Engluée par l'influence des idées noires
Il faut vraiment que ça cesse !

Il faut récupérer avec conviction
Les rênes de notre royaume intime
Belle vision

Enfin déceler ce qui nous transporte
Virer sans merci ce qui nous abime
Purifié c'en est l'aorte !

Avoir la force de dire ce qu'on pense
Ne pas se laisser marquer
Par le sceau de l'ignorance
Nulle bête appartenance ! C'est la liberté !
C rock !


18- Elle

Dans mes plus beaux rêves
Je voulais la retrouver
Quelle joie de se coucher
Pour effleurer ses lèvres

On s'est rencontré
Nos vœux sont magiques
Ils furent exaucés
La vie est magnifique

Devant tant de charme
Mes yeux s'emplissent de larmes
Avant que nous fassions
L'amour plein de passion

Elle, elle m'ensorcelle
Entre nous c'est fusionnel
Elle je la trouve si belle
C'est un cadeau du ciel


19- Le choix

Nous nous sommes rapprochés ces mois-ci
Jusqu'à se frotter le nez aussi
Couché je sentais ta présence
Même ton parfum, sa fragrance

Le doux son de ta voix m'animait
Comme la fraîche rosée respirée
Quelle sensation quand se touchaient nos mains
Notre joie était jalousée par plus d'un

La semaine passée que d'interférences
Car tu réfléchis à nos différences
Mon océan s'emplit de vagues à l'âme
Je voudrais que tes yeux soient ma flamme

Je suis conscient de la dualité
Ainsi que de toute les difficultés
Qu'incombe le dur fait de faire un choix
Influant des destins telle est la loi

Je ne vis pas sans toi
Je ne vis pas avec toi
Quel triste dilemme
Tandis que je t'aime


20- L’arnaqueur

L'arnaqueur a ses sales manies
Pense se laver des fautes de sa vie
Voulant amasser tout les biens
Il s'en fout de priver les siens !

N'hésitant pas à trouver des défauts
Ce sont les autres les anormaux !
L'avidité n'a aucun prix
Il attribue une étiquette
Faussant le nectar de ses amis
Juste pour renflouer ses dettes.

Le mensonge est son égérie
Perfide, il l'emploie jusqu'à la lie !
Il est prêt à tout pour satisfaire
Ses lubies qui sont des phobies
Les autres qu'il manie doivent lui plaire
Eux le vomissent jusqu'à la glaire

Il y a vraiment des menteurs
Qui finalement ne sont qu'un leurre !
Pour eux il n'y a pas de loi
Ces faussaires de la vérité
Sous leurs faux airs si justifiés
Pour des Dieux tout puissants se voient.

Coupables de toutes les vacheries
Sûr d'eux ils font leurs saloperies !
Ils moulent encore leurs sales veaux d'or
Et profitent si impunément
D'avoir acheté leurs jugements
Mais pourriront tout seul dehors !


21- Le fil des pensées

Il y a continuellement
Une multitude de pensées
Qui nous assaillent
Sans qu'on ne le veuille

Le bien le mal tout se mélange
A l'air de la communication
Les vices tournoient à profusion
C'est bien ce qui nous dérange

Bon an mal an
Influencé virtuellement
On est chahuté
De maints coups roué

Et pourtant, finalement
Restons maitre de notre destiné
Il n'y a que ça qui vaille
Et les mauvaises pensées en faire le deuil

Pour être libre
Il faut en chaque instant
Réinitialiser le fil de ses pensées
Ne se nourrir que de la fibre
De ce que l'on veut le plus dans le temps


22- L’apogée de l'Amour

Immobile travailleur de l'ombre
Il lui envoie ses plus belles fleurs
Qui fleurissent déjà en son coeur
Pour embellir ses pensées sombres

Ne rien demander ni vouloir
Telle est l'actuelle condition
Sous peine de le laisser choir
Mais il sait ne pas être un pion

Les sentiments qui les poursuivent
Malgré eux les font s'entrelacer
Tant bien que son chemin elle suive
Ses mots l'aident à se délasser

A la réception de ses nouvelles
Son âme vibre comme un violoncelle
L'osmose de rires sans détours
Libèrent l'apogée de l'Amour


23- Ma Vérité

Au coeur de mon être, il y a des amis
Des parents, mais bien sur aussi ma chérie

Quand les tempêtes de la vie me tourmentent
Ils sont là pour m'épauler ils m'enchantent

Nul besoin de paraître car en moi vous lisez
Sans regard croisé, vous savez ma vérité

En courant, les jours se défilent vraiment
Tandis que nos liens se renforcent durablement

Nos choix, nous les acceptons, les encourageons
Notre voie, la chérissons, d'Amour à l'unisson


24- Manie

Elle entra nous réconfortant
Pour s'installer durablement
Il y a toujours une manie
Bloquant l'Amour dans notre vie

Le doux sentiment de bien-être
Au gré de ses répétitions
Nous colle de peur de disparaître
Figeant la vivifiante action

La cruche de notre être se remplit
Nerveusement nous affaiblit
Otant si malicieusement
Le bonheur de l'instant présent

Pansons chacun de nos sentiments
Sans doute il faut s'y attabler
Pour la couper durablement
Et enfin la faire détaler


25- Ascension

Prendre de la hauteur
Sans aucune présomption
Enfin retrouver le bonheur
Libéré des peurs chassées
Pour suivre son Ascension

Les chemins de la vie
Parsemés d'expériences
Jouent avec nos envies
Tombés sont les sept péchés
Qui titillent notre conscience

Le poids des différents événements
Semble parfois nous enchainer durablement
Notre vision devient floue
Annihilée dans la masse
De tout ce qui s'entasse

Se laisser le temps de digérer
Ce qui s'est accumulé
Dans notre vie comme de la boue
retrouver la clarté de ses pensées
Et la vie aimer


26- Notre système

Les prix, impôts et taxes enflent constamment
Les employeurs, actionnaires et sociétés pour s'enrichir t'enflent souvent
Les gouvernements se succèdent et dilapident encore ton argent
Chacun magouille et truande impunément
Quel bel exemple ! Quel bel exemple ! Pour ces jeunes futurs parents !

Notre système semble nous appuyer constamment sur la tête
Sans que l'on ne puisse pouvoir respirer
Ni se relever ! Ni se relever !
Mais ce qui est chouette et honnête
C'est d'être maître de ses pensées

Il est bien grand temps que chacun prenne ses responsabilités réelles
Pour pouvoir retrouver et suivre si fidèle
Les lois et valeurs naturelles
Intemporelles
originelles

27- J’ai trouvé

Je me retrouvais seul à présent
Et j'avais pour seul compagnon
Ce souffle infidèle du vent.

Ces barreaux m'oppressaient
Et je me demandais
Si un jour je sortirai.

Assis sur ce lit qui n'en était point un,
Je songeais que bientôt surgirait le matin
Et que je chercherai mon ami soleil en vain.

Je commençais à être fatigué
Et mes paupières se fermaient
Car trop lourdes elles devenaient.

Tout à coup, je fus transporté
Et je me regardais marcher,
Vers le sommet être attiré.

Je ne sais ce que je cherchais
Mais, à la fois, j'avais trouvé
Cette beauté et cette pureté.

Ce chemin était très long
Mais, des embuches, je me déjouais.
Comme si j'étais guidé.

J'étais heureux de contempler
Ce qui si fort brillait,
Là-même où l'on me dirigeait.

Une force me hissa
Afin que je regarde en bas
Toutes mes sources de tracas.

Un petit ruisseau coulait.
Vers lui je me dirigeais.
Alors que de son eau je buvais,

Je me sentis encore transporté
Et commençais à me réveiller.
Tout cela m'avait délivré.

Ces barreaux n'existaient plus.
Je vivais dans une joie absolue
Et je n'étais plus du tout perdu.

Car maintenant je savais
Que bientôt je retrouverai
Ces sommets merveilleux rêvés.

28- Remerciements

Je voudrais simplement te remercier
De m'avoir finalement pardonné
Ce chagrin que je t'ai causé.

Merci de m'avoir permis
De t'expliquer pourquoi j'ai failli
A tout ce dont je t'avais promis.

Cela m'a ouvert les yeux.
J'ai remarqué qu'ils sont bleus.
Maintenant, je m'aime mieux.


29- Les morsures du temps

Tout le monde a les morsures du temps
Qui rappellent quel fut ce passage de la vie.
La cicatrice de la peau se fusionne lentement
Pour sceller le bonheur d'être ici.

Le flot des souvenirs sillonne dans nos veines
Et dicte chacune de nos réactions.
Il insuffle finalement du courage.
Tandis que les larmes évaporées
Sont parties nourrir d'autres chants.

D'allégresse les maillons se déchaînent
Dès qu'est terminée la digestion.
Le masque de la compréhension s'est levé.
Le chemin s'est illuminé en passant.
Cela devient la richesse du sage.

Les gouttes de rosé d'espoir
S'acheminent vers l'océan
De la pure lumière.
Le halo télépathique
Trouve son écho
Dans la profondeur du moi
Qui s'écoule et tisse
La toile de notre destiné.

La solitude qui fond
Nourrit la douce fusion
Des cœurs ensoleillés.
Balayées les pensées noires
Qui glissent vers le néant.
Le chas élargit ne pique
Mais s'ouvre sur une nouvelle ère
Source d'innombrables joies.


30- Cornélie

Réveillé par cette corne de brume,
J'inspecte les draps car je suis désarçonné.
Comme un viking qui fraîchement atterrirait,
Reste rivé au solitaire et hume.

Heure de déplisser les voiles, âge
Du trait d'union reliant le nuage
Aux deux mondes lacté
Oh ! Vision ensellée.

Et va, nuit, suivre ce son de corne.
Muse, faut-il que je me borne ?
Apprendre le tort, haut par les cornes
Et, de glace, me fondre à l'orne.

Hier, je n'aurais jamais prédis
De décorner sept pages qui me lient
Et que le nom de ma reine je vis.
Ma licorne, avoue, est Cornélie.


31- Le méli-mélo du poisson

Assis sur son banc de poisson,
Il attend, l'heure où l'on dîne,
Le rappel des tourtereaux à l'unisson.

Quand, tout à coup, surprise de taille,
La réalité, le fait fléchir jusqu'au sol.
Pleureur du manque de lueur sur son écaille.

Sous l'âtre de fils, amants, sereins qui décollent,
Il brise soudain les nœuds de la vermine,
Cassant son crayon de bois il lâche mine.

C'est le méli-mélo du poisson
Qui, à force de pédaler en douce,
Se retrouve occis, gène, est en âge
D'en avoir soupé de cette rouille.

Il voudrait tant posséder des zèles pour le voyage
Vers l'étoile qui luit, montre la bonne direction.
L'aiguille cristalline est à suivre sans trouille.
Sans tort, peur, pour l'attraction lumineuse qui pousse.


32- L’ancre et l’étoile

Ca fait longtemps déjà
Qu'ils étaient tous deux là,
Présents sur les mêmes toiles,
L'ancre et l'étoile.

Mais dans la vie, alors
Qu'ils se croisaient encore
Sur des feuilles poétiques,
Centre névralgique.

Ils venaient juste d'être
Présentés par un hêtre
Dont la cime passait les voilages,
Grâce à son âge.

L'ancre pouvait passer
De nombreuses journées
Plantée dans l'abysse, profondeur
Vierge de lueur.

L'étoile ne revenait
Qu'avec la nuit tombée,
Brillait de mille éclats de joie,
Guidait la voie.

Ils s'étaient découverts
Une froide nuit d'hiver,
Alors qu'il remontait humide,
Presque livide.

Elle l'avait réchauffé,
Il l'avait remerciée.
Leur vie paraît si différente.
Ca les enchante.

Elle s'appelait Mira,
Lui, ancre de la Baleine.
Ils se chercheront hors d'haleine,
Au point, là-bas.


33- La Nature

Lentement l’aube qui se lève
Marcher vers l’orée du jour
La Nature tendrement se libère

S’étire au fil des rayons du soleil
Et véritablement nous émerveille
Nous irradié de sa parfaite diversité

Faisons attention à sa fragilité
La Nature sous nos pieds est un don.
Prenons le temps de l’aimer
De la regarder, de la protéger.

Si petite cette mousse
Qui comprend bien des mondes
Avec sa verte frimousse
Elle déverse à nos yeux tant de beauté !

L’eau qui crée la biodiversité
Fenêtre de tant de joie, de vie
Soyons humble devant ses forces
Qui en cascade nous humilie.


34- Le train des sentiments

Assis dans cette salle d’attente
Au numéro de l’infini
La machine s’ébranle vers le passé
Pour m’emmener vers le futur.

L’atmosphère dévisagée si latente
Transperce leur condition définie
Les tableaux sont si vite dépassés
S’effilant dans cette voiture.

Ce regard à peine croisé
Mords dans les préjugés
Affligé par cette beauté
Mes yeux veulent la caresser.

L’envoie de ses signaux
Désarçonne ces rivaux
Les effluves se mêlent
De gare en gare.

C’est le train des sentiments
Qui nous entraîne à pleine vitesse
Il s’amuse à changer nos plans
Dans le tourbillon de l’ivresse.

Existe-t-il des départs
Sans arrivée ?
Est-ce un traquenard
Si bien maquillé ?

Ces deux chemins
Vont-ils se séparer ?
Chacun choisit la fin,
Je vous laisse imaginer…


35- Le pain de la Vie

En traversant ce désert si aride
Nous croisons ce monde si avide
L’avarice gonflant de ces imbéciles
S’ancre en glaçons indélébiles.

En portant son égoïsme
La multitude se plaint
Du manque de levain.
A satiété,
Ils font pitié !

Acharnons-nous à aider notre prochain !
Prenons le temps de nous connaître de notre mieux !
Pétrissons le pain de l’an vieux
A présent ! Machinalement !

Commun langage universel
Sur terre comme au ciel
C’est à la portée de chacun
De faire un geste d’Amour à son prochain.

Apportant du sel
Et de la sueur du front
A demande
Pour seule offrande !


36- La France est…

La France est ensevelie par le poids
Du manque de valeurs !
Elle collectionne les mauvais points
Gonflant la mauvaise humeur !

Au nom de quelles lettres sans noblesse
Les « grands » gaspillent sans délicatesse
Nous marmonnons en boucles distendues
Que cette qualité de vie est révolue.

La France vomit sur les honnêtes travailleurs
En droits requis leur vole leur dur labeur
La supercherie est maintenant dévoilée
Et pour ce collectif suicide il faut voter.

La France prend en otage ses bons citoyens
De son train de vie elle n’a plus les moyens
A force de consommer dès le berceau
On créer des sommets de cons sans cerveau.

Il faut donner des friandises à cette chienlit
Et leur pardonner toutes leurs ignominies
La justice leur offre de saccager notre maison
Aphone est la loi mutilée de son action.

Il y a pour le parent un devoir d’éducation
Ce n’est pas une nouvelle question de religion
Pourtant ces sujets sont devenus malsains
L’enseignement est devenu un par un.

La liste des non-dits est devenue si longue
Que les scélérats enfilent les magistrats
La France en déroute s’enlise sans digue
Laisse filer les valeurs à ses pertes et fracas.

Je voudrais marcher sur la dune
Les yeux posés sur la lune
Je rêve de regards lumineux
Souriants aux nuages bleus.


37- Le sourire

Il n’y a que le sourire qui vaille !
Il fait fondre les cottes de mailles.
Il est la liberté absolue.
La personne qui le donne se met à nu.

Il a le pouvoir de stopper le temps.
Il est le langage universel !
Il remplit de bonne humeur les gens.
Il peut aller jusqu’à donner des ailes.

Il ne connait pas de limite d’age.
Il allège le poids des surmenages.
Il enrichit celui qui le donne !
Quand on l’a reçu la joie est bonne.

Il brûle les barrières humaines.
Il réchauffe les coeurs de manière soudaine.
Il dégage de puissantes vibrations !
Il peut être l’ouverture vers la passion.

Il est vierge de mauvaise pensée.
Il relie deux êtres et les fait briller.
Il est le regard de l’âme, c’est le mieux.
Il est un véritable don des cieux !


38- Revivre

Là je vais vous raconter une histoire
Qui peut-être est mienne
Pour toujours, d’un amour
Que d’aucun croyait parfait.

Les feuilles tombent
Et tout est mort
Laissant place
Aux nombreux remords.

En regardant par la fenêtre
Tombent
Puis s’évaporent
Les communs projets.

Bien mais la vie réserve tant
D’instant magique insoupçonné
A celui une fois relevé
Qui avance au présent.

Il faut savoir reconnaitre ses torts
Les gommer
Et sécher les larmes du coeur
Pour en fin revivre.


39- Aimant

Comme un aimant tu m’attires
Comme un aimant je te désire.

Des courbes de ta silhouette
Au son de ta voix dans ma tête,

De la chute de tes reins
A ton fruité parfum,

De la douceur de tes cheveux
A la splendeur de tes yeux.


40- Elle

Dans mes plus beaux rêves
Je voulais la retrouver
Quelle joie de se coucher
Pour effleurer ses lèvres.

On s’est rencontré
Nos voeux sont magiques
Ils furent exaucés
La vie est magnifique.

Elle, elle m’ensorcelle.
Entre nous c’est fusionnel.
Elle, je la trouve si belle :
C’est un cadeau du ciel !

Mes yeux s’emplissent de larmes
Devant tant de charme
Avant que nous fassions
L’amour plein de passion.


41- La délivrance

Apporter un peu de douceur
A ce monde de brutes.
Regarder empli de candeur
Ce mur si abrupte.

Il y a ceux qui brassent de l’air
Sous leurs airs sereins.
Ils maîtriseraient le mandarin
Mais ne veulent rien faire.

Les faux semblants nous serinent souvent
Chantant faussement
Des illusions ils remplissent la fosse
Paressant être les boss.

Ces chameaux en rendent plus d’un dingo.
Quel méli mélo !
Ces asticots se nourrissent de tout,
Pourrissent les moindres goûts.

Ne leur accordons point d’importance
Et vibrons gaiement !
Entraînons notre être joyeusement
A vivre la délivrance !


42- Pardonnée

Rends moi enfin ce sourire
Que j’ai perdu.
Fais moi plaisir
J’en aimerai sa vertu.

Je ne désire point te changer
Car je t’aime.
Tu sais même
Que je suis prêt à te pardonner.

Cette ivresse je la désire !
Non point celle de l’alcool.
Cette boisson me désole !
Mais tu peux me faire rire.

Mes larmes séchées
Je t’en remercie !
Malgré mercredi
J’ai déjà oublié !

Je veux être avec toi,
Pouvoir te réchauffer !
Si tu es fatiguée,
Le jour où tu as froid !


43- Quelle en est la raison ?

J’attends que ce téléphone
Me redonne la vie
Et qu’enfin il sonne !
J’en ai vraiment envie !

Une multitude de questions
Défile dans ma tête
Et je suis en quête
De la bonne solution !

Pourquoi ne m’appelles-tu pas ?
As-tu déjà oublié
Qu’un simple appelle me soulagera
Et m’évitera de pleurer ?

Que l’amour est cruel
Car je n’ai même pas envie
De terminer ma gamelle
Malgré te l’avoir promis !

Toute l’après-midi j’ai attendu
Cette communication qui n’est pas venue
Et je tournais en rond
Restant à la maison !

Maintenant je n’ose t’appeler
Pourtant je le voudrais !
Peut-être ai-je peur de souffrir
De ce que tu pourrais me dire !

© Tout droit réservé.
Textes et paroles : Altextik - AlexandreToffinArt

 
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